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7ème 24 Heures Off Road du MAROC 2016



Changement de cap pour 2016: 2 boucles à Ouarzazate suivies de 2 boucles à Zagora.


Du 07 au 13 mai 2016

samedi 07 mai 2016
 - arrivée des concurrents
- dîner et nuit à Ouarzazate (hôtel****)
 
dimanche 08 mai 2016 
14h00 / 16h00 - vérifications administratives et techniques
14h45 / 17h45 - prologue, au fur et à mesure des vérifications
20h00     - briefing, dîner et nuit à Ouarzazate (hôtel****)

lundi 09 mai 2016
11h00 / 17h00     - Etape 1 - 6H de Ouarzazate (nouveau tracé)
- dîner et nuit à Ouarzazate (hôtel****)
 
mardi 10 mai 2016
11h00 / 17h00  - Etape 2 - 6H de Idelsane
- dîner et nuit à Ouarzazate (hôtel****)
 
mercredi 11 mai 2016
Jour Off     - journée libre, liaison pour Zagora (163 km)
- dîner et nuit à Zagora (hôtel****)
 
jeudi 12 mai 2016
11h00 / 17h00     - Etape 3 - 6H de Ouled Driss
- dîner et nuit à Zagora (hôtel****)
 
vendredi 13 mai 2016
11h00 / 17h00     - Etape 4 - 6H de Zagora - FINALE
- dîner de remise des prix et nuit à Zagora (hôtel****) 

Samedi 8 mai 2016: les vérifs et le prologue

Une certaine défection de concurrents entache malheureusement cette 7° édition.
Seulement 13 équipages ont répondus à l'appel.
"Une petite année" a tenu à souligner d'emblée Jean-Louis Dronne, le boss de Forcing. "Nous devions partir avec 18 équipages, contre 20 l'an passé, mais nous ne serons finalement que 13... La faute à la crise, à la phobie du terrorisme, la faute surtout au désistement plus que tardif d'un équipage italien (EMMPI SZRL) de 5 personnes et au forfait, lui aussi tardif, de l'équipe MD Rallye — celle-ci devait engager non moins de 4 Optimus et une quinzaine de pilotes, dont les tenants du titre ! 5 voitures et une vingtaine de concurrents en moins, cela pèse..."

Cette nouvelle édition s'élance donc ce dimanche 8 mai avec 13 voitures, 41 pilotes et copilotes et... 34 personnes impliquées dans l'organisation ! 
 
Jean-Pierre Cottret, team Sodicars : "Pour moi, Laurent Fouquet part favori. C'est un excellent pilote, très propre, et il a les qualités d'un vrai metteur au point. Il dispose d'une superbe auto, le buggy BV2, qui devrait logiquement le mener à la victoire !"
Rappelons au passage que J.P. Cottret est l'un des grands fidèles des 24 Heures TT de France : "J'attends le mois de septembre avec impatience, d'autant plus que nous allons emprunter un nouveau circuit !" 
 
Le buggy "écoproto" n° 31 d’Objectif Dunes détient le record du nombre d'engagés : ils seront 6 à se partager le volant ou le baquet de droite. Il est même prévu que certains prennent leur baptême de conduite durant l'épreuve. "Nous appartenons à une association toulousaine, et nous sommes tous ingénieurs chez Airbus. Notre objectif est de réduire au maximum l'empreinte carbone de cette voiture. En travaillant sur de nouveaux matériaux pour la carrosserie, tels que la résine de sucre (soja, betterave) et la résine de pin, ou sur des pièces très "spéciales", comme le rétroviseur fabriqué en impression 3D. Ou bien encore en récupérant des résidus de carbone chez Airbus Industries pour le réutiliser..."
 
Cédric Kalvas (n° 46) engage une toute nouvelle voiture, motorisée par un V8 Mercedes développant plus de 400 ch — qui émet un fort joli bruit à l'accélération, soit dit en passant. "Nous sommes ici autant par passion que pour le plaisir, tout en préparant, déjà, la saison 2017. Cette voiture, j'ai commencé à la construire en octobre 2015, au lendemain des 24 Heures de Chevannes ! Je parle d'une construction de A à Z, comme je le fais depuis des années. C'est ma philosophie à moi : je pense qu'un pilote doit aussi être mécano !"

Le prologue

Tout de suite après les vérifications administratives et technique, les concurrents sont partis à une quinzaine de km pour disputer le prologue.
Un prologue de 3 km à parcourir deux fois, servant à  déterminer l'ordre de départ de la première spéciale.
Déjà des soucis, un Bowler n'est même pas arrivé au bout de la liaison routière et un Toyota est tombé deux fois en panne sur la première boucle, espérons qu'ils pourront réparer ce soir et prendre le départ demain matin.

Cette première confrontation s'est déroulée sur un parcours de 3 km caillouteux, poussiéreux et venté à souhait, situé à une quinzaine de km de Ouarzazate. Au menu, des bosses, épingles, montées et descentes prononcées... Pour le décor, un paysage aride, l'Atlas enneigé, du vent, un ciel somptueux et une température plutôt fraîche. 

C'est le buggy BV2 n° 3 de Sodicars (Fouquet-Martineau) qui a signé le meilleur temps (2'40''318) — on a pu suivre la voiture "à l'oreille" pendant toute sa prestation sur les 3 km du circuit grâce au bruit caractéristique des freins ! 
Au retour au parc d'assistance du Karam, Laurent Fouquet a procédé à des réglages de suspension, ceux choisis pour le prologue ne convenant pas... 

Quelques incidents à signaler : 
- le n° 11 a raté l'épingle du CP 6, alors que c'est le n° 8 qui l'a négocié au plus au large; 
- le n° 37 n'a pas pu terminer son premier tour de piste, suite à une perte de puissance subite du moteur; 
- le n° 46 a bouclé ses deux tours, mais au prix de deux triangles de suspension tordus; 
- et le n° 14 n'a pas participé à ce prologue à cause d'un ennui de moteur au moment de quitter le parc d'assistance du Karam... 

Etape spéciale 1: les 6 heures de Ouarzazate

Victoire d'étape pour Jean-Luc Martineau, Laurent Fouquet et Didier Haquette !
Podium :
1° N°03 - JL.Martineau-L.Fouquet-D.Haquette (Sodicars Buggy BV2)
2° N°11 - P.Sireyjol-FX.Beguin-R.Wissmanns-C.Jeanniard (Cummins Toyota Hilux)
3° N°04 - G.Billaut-P.Boutron-M.Barbet (Sodicars BMW BV6)      

La course se déroule sur un terrain militaire, là où, habituellement, les chars de l'armée royale marocaine effectuent leurs essais et entraînements... Malgré ce "détail", une bonne partie du parcours est reconnue rapide et "roulante" par les concurrents — surtout ceux qui disposent de suspensions à grand débattement !
Nous sommes à 13 km de Ouarzazate, dans un vaste cirque montagneux, aride et superbe. Quelques sommets sont encore enneigés. À quelques dizaines de mètres du bivouac, un monticule offre une vue panoramique sur toute la première partie du parcours : au moment du départ, tous les spectateurs disponibles se sont rassemblés là !
L'endroit idéal ? Pas tout à fait, car un vent frais se lève, peu après le départ : l'arche, les tentes et abris du PC doivent être démontés en catastrophe... A l'exception, fort heureusement, de la tente de la cuisine !
Il y a le vent, certes, il y a aussi le soleil, très apprécié après la grisaille de la veille ; le ciel est joliment piqueté de petits nuages blancs. Nous sommes proches de la carte postale ! 

Plusieurs voitures ne participent pas au tour de reconnaissance, la 6 et la 11, notamment. Les équipages ont préféré utiliser un véhicule d'assistance...

Gilles Billaut (n° 4) : "Le tracé est intéressant, et roulant, c'est bien. En revanche, la poussière risque d'être gênante." — Avec l'arrivée du vent, assez violent, la situation s'est quelque peu arrangée de ce point de vue !

Sur le proto Kalvas n° 46, les triangles tordus hier ont été réparés, et les réglages de suspension modifiés en conséquence.

Le buggy écoproto n° 31 porte fièrement à l'avant de son capot un petit dromadaire en cuir acheté l'an passé ici même, au Maroc — il s'agit d'un porte-bonheur ! Là, sans doute, parce que l'an dernier, la voiture avait quitté prématurément la course...

12 voitures sont présentes au départ, qui est donné par Jean-Louis Dronne à 11 heures tapantes. En effet, le Bowler n° 14 a été victime hier d'une casse moteur, provoquée par un surrégime alors qu'il se rendait au prologue... La réparation n'a pas été possible.

En revanche, le Toyota n° 37 figure bien sur la grille de départ ; hier, les pertes de puissance du moteur avaient été provoquées par un problème de masse qui, a priori, a été résolu. 

Pour certains, premier tour rime avec premiers incidents. C'est le cas pour le favori, le buggy n° 3 piloté par Jean-Luc Martineau : la rencontre avec un gros cailloux se traduit par une crevaison à l'AVG, une jante abîmée à l'ARG, et une perte de temps conséquente...

12h45 – Passage par le stand pour le buggy n° 31, soufflet de cardan arraché à l'ARG. L'horloge tourne vite : 15 min environ sont perdues.

13h15 – Le bowler n° 7 se range derrière son stand : moteur (probablement)  cassé.

14h00 – Le proto Kalvas n° 46 rentre au stand : la biellette d'accouplement est cassée à l'ARD. "La roue s'est mise en vrac et la voiture est partie en tête-à-queue !" précise Cédric Kalvas, qui n'a perdu ni son calme, ni son sourire... La réparation va coûter beaucoup de temps à l'équipage.
La voiture reprend la piste à 16h25... et ne pourra même pas boucler son dernier tour de piste de la journée.

14h15 – Crevaison pour le Toyota T2 n° 6. Perte de temps : 15 min.

15h15 – Problème de boîte de vitesses sur le SSV n° 62.

15h30 – BMW n° 4 : crevaison à l'AVG.

15h45 – Michel Salvatore passe le volant du Nissan n° 8 à Alain Coquelle : "La voiture est impeccable. Mais le terrain se creuse, notamment au droit des saignées."

16h00 – Crevaison sur le buggy n° 3 piloté par Laurent Fouquet, en pleine bagarre avec le Toyota n° 11 — qui, lui, avai crevé au tour précédent, quasiment au même endroit !
En fonction des arrêts au stand et des incidents de course, l'écart entre les deux voitures varie autour de 3 minutes, au profit du Toy...
Laurent Fouquet : "La voiture va très bien, j'ai même pu prendre 185 km/h à fond de 6 sur un court secteur... Ce tracé est vraiment très rapide à certains endroits."

16h40 – Le Nissan n° 10 passe la ligne de chronométrage en émettant un bruit peu sympathique à l'arrière...

17h15 – Finalement, c'est le buggy n° 3 qui passe le premier sous le drapeau à damier, après avoir bouclé 15 tours (soit un peu plus de 575 km) et pris le meilleur sur son (coriace) adversaire, le Toyota n° 11, pour 2'47".  
C'est aussi sur cette voiture n° 3 que le meilleur tour a été signé, en début de course, par Jean-Luc Martineau : 21'42"397, soit 106 km/h de moyenne.

17h20 – La 3e place de l'étape revient au BMW n° 4, qui accuse un retard de 14'17" du premier.
10 équipages sont classés sur les 12 du départ, le bowler n° 7 et le proto n° 46 n'ayant pu passer la ligne d'arrivée. 

Etape spéciale 2: les 6 heures d'Indelsane

Victoire d'étape pour Jean-Luc Martineau, Laurent Fouquet et Didier Haquette !
1° N°03 - JL.Martineau-L.Fouquet-D.Haquette (Sodicars Buggy BV2)
2° N°11 - P.Sireyjol-FX.Beguin-R.Wissmanns-C.Jeanniard (Cummins Toyota Hilux)
3° N°08 - M.Salvatore-A.Coquelle-M.Walocha (Clim Denfert Springbok) 

Les conditions de course sont bien différentes de celles d'hier par le tracé, moitié plus court (16,85 km contre 38,35) et par les conditions météo : si le vent se montre moins violent et pénible (il a également la bonne idée de ne pas changer de direction sans arrêt !), le ciel bleu a quasiment disparu du décor au profit de grosses formations nuageuses qui arrivent sans discontinuer de l'Atlas...
Le bivouac est installé au centre d'un vaste cirque montagneux.

Le parcours de cette étape 2 est superbe : la première partie, parfois sinueuse, est très roulante, et rapide. La fin est également très intéressante, avec une piste au revêtement lisse, quelques pièges monumentaux et de jolies bosses dédiées aux photographes ! Entre ces deux secteurs, une zone plus caillouteuse et un passage d'oued au "ralenti".
Le paysage : des étendues plates et arides, et de bien jolies montagnettes qui prennent l'allure de pyramides.

Notons par ailleurs que les crevaisons et les incidents mécaniques ont été beaucoup moins fréquents qu'hier. Dernier avantage : ce circuit court augmente considérablement le nombre de passages par le bivouac (31 pour les deux premiers, contre 15 hier !), pour le plus grand plaisir des spectateurs et assistants ! 

- N° 46 – Nouveaux ennuis pour le proto Kalvas, de transmission cette fois, qui oblige l'équipage à rouler en deux-roues motrices.

- N° 62 – Le variateur qui avait provoqué des soucis hier sur le SSV a été revu et corrigé.

- 11 voitures sont présentes sur la grille. Le départ (toutes les 30 secondes) est donné par Jean-Louis Dronne à 10h30. Manquent à l'appel les deux bowlers aux moteurs HS, les n° 7 et 14. 
 

Comme hier, le Toyota n° 37 inaugure la liste des incidents avec une crevaison dans son premier tour !

Entamée hier, la bagarre entre le buggy n° 3 et le Toyota n° 11 reprend de plus belle, dès le baisser du drapeau !

11h30 – Le pilote du Toyota n° 6 (Étienne Smulevici, pour ne pas le nommer) est puni d'un "stop-and-go" de 3 minutes pour ne pas avoir respecter la "zone 40" au passage de deux CP différents.

12h15 – Galet de courroie cassé sur le Nissan n° 10.
Nouvel arrêt à 13h00, cette fois pour des coupures moteur. Problème de pompe à essence, d'alternateur, d'alimentation électrique ?

13h10 – Ennui de démarreur à la sortie du bivouac pour le Toyota n° 37.
Dans la traversée du bivouac, deux secteurs changent rapidement d'aspect : la zone de freinage qui précède l'entrée du parc est rapidement hachée menue car les voitures arrivent là très vite et retardent leur freinage au maximum, tandis que l'épingle à gauche qui ramène les concurrents vers la piste de course prend vite l'allure d'un champ labouré ! Au point qu'il faut l'élargir...

13h15 – Crevaison à l'AVD sur le buggy n° 31.

13h55 – Arrivant trop lentement sur la fameuse épingle gauche de sortie du bivouac, le proto Kalvas n° 46 se plante dans la fine et épaisse poussière du sol défoncé... Les mécanos et spectateurs présents ont vite fait de remettre la voiture sur la bonne trajectoire !

14h00 – Le vent se renforce — il souffle toujours dans la même direction, heureusement, mais la poussière se fait plus insidieuse encore...

14h30 – Le SSV n° 62 rentre à son stand : ennui de transmission (boîte de vitesses, boîte de transfert, pont ?). La réparation sera effectuée demain à Zagora, sous réserve de dénicher les pièces nécessaires.

14h40 – N° 11 et 3 : les deux adversaires qui bataillent ferme en tête de la course se retrouvent ensemble dans la zone réservée aux changements de pilotes ! Amusante (et pacifique !) confrontation.

16h45 – Joli geste de Jean-Louis Dronne, qui confie le drapeau à damier à Mme Kalvas, laquelle peut ainsi saluer la bonne performance de son pilote de mari — qui classe son proto n° 46 en 10e position !

Le meilleur tour de la journée a été signé par Laurent Fouquet au volant du buggy n° 3, en 10'20"347, à la moyenne de 97,7 km/h.
Au classement, ce même buggy remporte cette étape 2 avec 10'01"213 d'avance sur le Toyota n° 11 — qui lui aura mené la vie dure tout au long de cette étape !
À la troisième place, on retrouve le Nissan Springbox n° 8, classé à 2 tours du vainqueur. 


Etape spéciale 3: les 6 heures de Zagora

Victoire d'étape pour Jean-Luc Martineau, Laurent Fouquet et Didier Haquette !
1° N°03 - JL.Martineau-L.Fouquet-D.Haquette (Sodicars Buggy BV2)
2° N°11 - P.Sireyjol-FX.Beguin-R.Wissmanns-C.Jeanniard (Cummins Toyota Hilux)
3° N°08 - M.Salvatore-A.Coquelle-M.Walocha (Clim Denfert Springbok)

Hier soir à Zagora, lors du briefing de 20h00, au terme de la journée dite de repos et de liaison, Jean-Louis Dronne a annoncé un changement majeur au programme, suite aux mésaventures de Manu et Mario : les deux ouvreurs du rallye ont en effet été confrontés hier à un vent de sable violent qui a sévi toute la journée dans la région de M'hamid. Ce qui les a empêché de baliser l'intégralité de la spéciale d'Ouled Driss, prévue pour être disputée ce jeudi... Pour des raisons de sécurité, le 'boss' a donc décidé d'inverser les choses et de programmer les 6 Heures de Zagora aujourd'hui — d'autant que la météo de demain devrait être plus clémente dans le Sud. Tant mieux pour le spectacle !

La spéciale de Zagora a été tracée dans une immense cuvette plate comme la main, cernée par de superbes chaînes montagneuses de couleurs sombres, qui brûlent depuis des millénaires sous un soleil implacable. C'est la troisième fois que le rallye passa par ici.
Météo : température en hausse, rafales de vent parfois chargées de sable, ciel bleu légèrement voilé côté Zagora — la ville est située à 10 km.
Le parcours de 33,82 km est découpé en trois parties. Après la ligne de départ, la piste est rectiligne et extrêmement rapide. Ensuite, lorsque le tracé longe le pied de la montagne, le paysage prend des allures de savane est-africaine — il suffit pour y croire de remplacer les dromadaires par des buffles, rhinos et autres antilopes. La piste devient alors nettement plus caillouteuse et cassante, avec nombre de ravines et saignées dont certaines sont très piégeuses — elles correspondent, selon Manu, aux "descentes d'eaux pluviales" des montagnes !
Le troisième secteur, en vue du bivouac, navigue entre des enclos (on y cultive des melons et de grosses pastèques) et de modestes mais néanmoins cassantes dunettes.
Il semble évident que ce tracé sera avant tout une affaire de pneumatiques et de suspensions.
 

Dans le parc d'assistance, hier...
- N° 46 – Encore des soucis pour le proto Kalvas hier : un amortisseur déclaré "incassable" a cassé juste à la fin de l'étape 2, mardi soir. Il a été remplacé au parc d'assistance de l'hôtel Réda.
- N° 62 – Malgré les efforts des mécanos, les problèmes de transmission sur le SSV n'ont pu être résolus, faute de pièces de rechange.
- N° 8 – L'embrayage a été remplacé sur le Nissan Springbok.
- Entendu dans le parc d'assistance du côté de chez Sodicars : "Une journée (dite "de repos" !) comme celle-ci est très utile car elle nous donne le temps de tout passer au peigne fin, de vérifier, de nettoyer, de resserrer les écrous, de peaufiner des réglages..."

Pendant la course...
10 voitures sont présentes sur la grille. Le départ (toutes les 30 secondes) est donné par Jean-Louis Dronne à 10h30. Manquent à l'appel le SSV n° 31 et les bowlers n° 7 et 14.
11h00 – Le n° 46 est stoppé dans son premier tour, l'embrayage refusant tout service. Il ne repartira pas de la journée...
11h10 – Arrêt au stand de l'écoproto n° 31. Le système de gonglage est défaillant à l'ARD, si bien que l'on obtient l'effet inverse de celui que l'on souhaiterait : le pneu se dégonfle !
11h40 – Crevaison à l'ARD pour le n° 8 — la première du jour. Cela ne sera pas la dernière, le terrain étant plutôt favorable à ce phénomène...
12h30 – Changement d'équipage sur le buggy n° 31. Le moment d'un petit briefing dans la zone réservée, les "anciens" informant les "nouveaux" sur les difficultés qu'ils vont rencontrer sur la piste. Tout va bien à bord, la mascotte-dromadaire est toujours en place à l'avant du capot ! "Nous avons juste un petit souci avec la boîte de vitesses : les rapports sont un peu plus durs à passer, surtout en montant."
13h30 – Fuite d'huile difficilement détectable sur le BMW n° 4.
14h15 – Crevaison à l'AR sur le Nissan n° 8 — et la jante est hors d'usage.
14h40 – Buggy n° 3 : arrêt des 5 min pour un changement de pilote (Jean-Luc Martineau remplace Laurent Fouquet) et pour charger une roue, suite à une crevaison.
14h45 — Changement de pilote également sur le buggy n° 31. "Il est très difficile de doubler, pour deux raisons : le mur de poussière lorsqu'on remonte un concurrent, et la boîte de vitesses, de plus en plus dure à manier. Quant à la piste, elle s'abîme rapidement." Un phare à l'AVG est cassé.
14h50 – Nouvelle crevaison sur le Nissan n° 8.
Vers 16h40 – Après avoir refusé de démarrer, et après un long moment passé au stand, le Toyota n° 37 peut reprendre la course pour son dernier tour au moment même où le buggy BV2 n° 3 arrive en vainqueur de l'étape...
Un peu plus tard, le Toyota s'arrête sur la piste, de même que le BMW n° 4...
Tandis que le vent de sable se lève, au terme des 17 tours de course, le buggy n° 3 passe donc la ligne en tête avec 12'36" d'avance sur son adversaire de toujours, le Toyota n° 11.
Le Nissan n° 8 s'empare de la 3e place et devance de 4'08" l'autre Nissan Sprinbock, le n° 10.
7 voitures sont classées. Il y avait 3 non partants (n° 7, 14 et 62), alors que 3 voitures n'ont pu passer la ligne d'arrivée (n° 4, 37 et 46).
Le meilleur tour revient au buggy n° 3 en 19'41"351, soit 103 km/h de moyenne.

Juste après l'arrivée, l'euphorie gagne le stand Clim Denfert. Alain Coquelle : "Tout s'est joué dans le dernier tour ! Nous avons pris la 3e place de l'étape et, du coup, nous voilà 3e au général... Signalons aussi que nous avons eu 3 crevaisons ! Alors, vive le chiffre 3 !"

Etape spéciale 4: les 6 heures d'Ouled Driss

La 4e et dernière étape de cette édition 2016 est longue de 50,18 km : Les 6 Heures d'Ouled Driss. Le bivouac est situé à plus de 80 km de l'hôtel, au même emplacement que l'an passé. Le départ se fait également de la même manière : cap sur la plus grande dune du coin, puis gauche sur sable... Ensuite, le parcours se divise en secteurs "cassants", avec de nombreuses bosses à franchir, un bref passage dans un oued à sec et du sable... Beaucoup de sable.

La frontière avec l'Algérie n'est pas si loin, et les grands ergs de la région de M'hamid sont également proches... Bref, nous sommes vraiment aux portes du désert. Le vent se charge d'ailleurs de nous le rappeler ! Les rafales sont cependant moins virulentes que lors des précédentes spéciales et elles ont la bonne idée de se calmer aux alentours de 14h00. Conséquence immédiate : la température monte d'un cran, heureusement sans atteindre les "sommets" de l'an passé !

Avant le départ
N° 4 – Le problème rencontré hier par le BMW BV2 Sodicars lors du dernier tour de la spéciale de Zagora tenait à un petit fil électrique, sectionné à hauteur du coupe-circuit. Mais il n'en fallait pas plus pour le moteur (et le reste) refuse tout service ! Quant à la fuite d'huile au moteur, elle reste "indétectable" : "Cela provient, probablement, de la jauge."
N° 46 – L'équipe Kalvas a travaillé 7 bonnes heures hier pour changer l'embrayage qui avait lâché dès le début de la spéciale de Zagora.
N° 6 – "Pas de souci particulier avec la voiture, ça roule ! Au rythme d'un T2 !"
N° 24 — "Notre "bétaillère" se comporte bien, elle n'a connu aucun problème. On se bagarre avec le Toyota n° 37, ça nous donne un but !"
N° 31 – "Pas de grosse assistance hier, la voiture va bien, hormis les rapports de boîte, de plus en plus difficiles à passer."

On se rappelle alors que nous sommes un vendredi 13...

Faux départ...
10 voitures sont présentes sur la grille. Le départ (toutes les deux minutes) est donné par Jean-Louis Dronne à 9h45. Manquent à l'appel le SSV n° 31 et les bowlers n° 7 et 14.
Le tour de reconnaissance habituel n'a pas été effectué, c'est pourquoi le boss tient à préciser lors de son briefing un certain nombre de points du carnet d'itinéraire avant de lâcher les fauves...
Il semble bien que les indications données par le patron de Forcing n'aient pas toutes été entendues ou comprises... Moins de 30 minutes après le départ, on commence à signaler des concurrents "tanqués", d'autres égarés, d'autres encore qui tournent en rond. Une seul chose est certaine : personne n'a emprunté la bonne piste !
Jean-Louis Dronne décide alors d'arrêter les voitures et de les regrouper au bivouac. Mais la tâche n'est pas si simple, même avec le concours des commissaires répartis sur le terrain... Les concurrents rejoignent le bivouac au compte-gouttes, entre 10h25 et 11h50 !
Quant au proto Kalvas n° 46, il s'arrête pour le compte à 10h15, de nouveau trahi pas sa transmission.
Quelques commentaires glanés au retour au bivouac, après ce premier tour raté...
- N° 3, Laurent Fouquet – "On a déjà roulé 90 km, alors que la boucle n'en fait que 50 ! Cela montre que nous avons beaucoup jardiné !"
- N° 8, Alain Coquelle : "Dans ces conditions, le GPS devient un outil extrêmement précieux. Ceux qui n'en disposent pas vont souffrir..."
 

Pendant la course
Le temps de ramener le troupeau au bercail et un nouveau départ est donné à 12h05, toujours dans l'ordre du classement de la veille mais, cette fois, les voitures sont lancées toutes les minutes — et un seul arrêt de 5-minutes sera obligatoire au lieu de deux lors des autres étapes.

14h10 – Le Toyota n° 6 du team TMC fait des ronds aux alentours immédiats du paddock, histoire de vérifier les transmissions. Celles-ci sont malheureusement très mal en point, et l'équipage renonce à reprendre la piste.
14h20 – Arrêt rapide de la 31 Objectif Dunes à son stand : changement de pilote et une dose de dégrippant pour le levier de la boîte, de plus en plus récalcitrant.
14h25 – Le Nissan n° 10 Sodicars entre dans la zone des 5 min. pour un changement d'équipage.
14h27 – Deux minutes plus tard, c'est au tour du Toyota n° 11 du team Cummins France d'entrer dans cette zone, immédiatement suivi par le buggy n° 3 Sodicars — qui le marque à la culotte quasiment depuis le début de la course !
14h30 – Le vent s'est apaisé. Enfin.
15h10 – Le buggy n° 3 est passé devant le Toyota n° 11. Ce sera le dernier fait de course avant le drapeau à damier, présenté au buggy vers 16h00.

Le meilleur tour en course revient au Toyota n° 11 du team Cummins France en 34'46"269, soit 86,5 km/h de moyenne.`
 

Jean-Luc Martineau, Laurent Fouquet et Dominique Totain (Sodicars Racing) remportent la 7° édition des 24H Off Road Maroc !

1° N°03 - JL.Martineau-L.Fouquet-D.Totain (Sodicars Buggy BV2)
2° N°11 - P.Sireyjol-FX.Beguin-R.Wissmanns-C.Jeanniard (Cummins Toyota Hilux)
3° N°08 - M.Salvatore-A.Coquelle-M.Walocha (Clim Denfert Springbok)
4° N°10 - F.Balocchi-R.Sabatie-F.Maldonado-R.Gonzalez (Sodicars Springbok)
5° N°24 - C.Kobloth-M.Bonnafoux (CK Team Springbok)
6° N°31 - JY.Beilvert-F.Dubois-M.Dupiech-F.Ganache-A.Legardez-A.Martinez (Objectif Dunes EcoProto)
7° N°04 - G.Billaut-P.Boutron-M.Barbet (Sodicars BMW BV6)
8° N°06 - F.Deronce-F.Fockenier-E.Smulevicci-G.Michon (TMC Toyota Kzj95)
9° N°37 - D.Pemartin-V.Chatel-R.Dutardre (CP Sport&Aventure Toyota LC)
10° N°46 - C.Kalvas-S.Bidault (Proto Kalvas Mercedes EvoII)
11° N°62 - JP.Ducroux-J.Bocaert (Polaris RZR1000)
12° N°07 - A.Bastet-G.Da Cruz (Sofrat Bowler Wildcat)
13° N°14 - H.Quinet-ML.Quinet (Bowler Wildcat)

Comme toujours retrouvez tous les concurrents pour notre classement en images.

Après l'arrivée...

Etienne Smulevici (Toyota n° 6 du team TMC – 9e de l'étape, 8e ) – "C'est ma 4e participation à cette épreuve, car j'avais été séduit dès mon premier engagement. L'an passé, nous avions gagné la catégorie T2, et notre objectif était de faire au moins aussi bien cette année. Malgré nos ennuis d'aujourd'hui, c'est réussi !"
"Le découpage de cette édition a été quasi parfait, bien meilleur en tout que que celui de l'an passé. Donc, désolé, mais je serai encore là l'an prochain pour "embêter" les organisateurs de Forcing — que j'invite vivement à mettre en place une étape de nuit. Ce serait  super, et ça amènerait du neuf !"

A la surprise quasi générale (tout le monde s'était habitué aux places d'honneur des n° 3 et 11...), c'est le n° 4, le BMW BV6 Sodicars, qui gagne l'étape du jour avec 1'46" d'avance sur son petit camarade d'écurie, le buggy BV2 n° 3. Le pilote, sortant de l'habitacle surchauffé : "Je dois vraiment sentir le fennec tant il a fait chaud dans la voiture ! L'étape du jour était un peu trop longue et cassante." Propos confirmés par Gilles Billaut, autre pilote du BMW, qui ajoute : "Nous visions la 3e place du podium, c'est raté, suite à nos gros ennuis d'hier. Mais aujourd'hui, la voiture allait bien, et nous n'avions pas d'autre choix que de gagner.Voilà, c'est fait !" Le BMW remporte donc cette dernière étape, et se classe 7e au général.

Christian Kobloth (Nissan n° 24 du CK Team – 7e de l'étape, 4e au général) : "J'adore cette épreuve, elle me convient vraiment bien. J'apprécie beaucoup l'équipe des organisateurs de Forcing. Côté voiture, rien à dire : on a fait zéro mécanique, et 3 crevaisons seulement sont à déplorer. Autant dire rien. Et au sein de l'équipe, il y a une belle ambiance. Courir dans de telles condition est un vrai plaisir."

Au sein du team Clim Denfert, c'est la joie : la 3e place décrochée hier à Zagora par le Nissan Springbock n° 8 a été confirmée de jour.

Belle satisfaction également chez l'équipe Objectif Dunes : l'écoproto n° 31 termine 6e au classement de l'étape et au général. "Nous avons atteint nos buts, qui étaient de terminer aussi bien placé que possible, et de permettre à 6 des 8 membres de notre équipe de piloter ou de copiloter durant cette épreuve."

Le mot de la fin à Laurent Fouquet, buggy BV2 Sodicars n° 3 : "Les trois voitures de l'écurie sont à l'arrivée, c'est un beau motif de satisfaction. Nous avons remporté toutes les étapes, signé 3 des 4 meilleurs tours et nous gagnons l'épreuve. C'est un beau résultat. Mais, au-delà de l'aspect strictement sportif, je retiens le fait que nous pouvons tester les voitures en vraie grandeur, 500 km par jour pendant 4 jours. C'est un vrai bonheur. Surtout lorsqu'on constate que l'on a travaillé dans le bon sens ! Je ne comprends pas que d'autres teams ne viennent pas ici faire cette expérience, pourtant très précieuse..."

Textes: tt24.fr
Photos: rédaction 4x4-ma.com


 

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Nous nous retrouverons, bien entendu, l'an prochain au Maroc, pour la 8e édition des 24 Heures Off Road. Au mois de mai, comme d'habitude, mais les dates exactes restent à préciser.

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