TAFRAOUT / AÏT MANSOUR / IMITEK / TATA



L'Anti-Atlas et ses reliefs de grès rose ou en dos de squelette de dinosaure !
Au programme les gorges d'Aït Mansour, puis la piste vers Tata.


Je ne suis pas un fan irréductible de pistes … pistes qui se réduisent à la vitesse grand V, avalées par le bitume.

Le Maroc c'est aussi autre chose !
 
Pour avoir fait les deux, je trouve beaucoup plus sympa de passer par là que par Igherm !
 

Auberge "l'Arganier" (N 29°45.337 W 8°57.739)
Après une triste déconvenue "Chez Amalia", le vrai truc à touristes, cette année (à 500 m) super soirée à l'auberge "l'Arganier"(N 29°45.337 W 8°57.739), beaucoup plus convivial que avec une vrai cuisine locale ! à moins de 5 km de Tafraout, sur la route "d'Oumestat" et sa fameuse "maison traditionnelle" à ne pas manquer.
 

TAFRAOUT

Tafraoute, qui signifie linguistiquement "l'auge" puisque ce lieu est sous forme d'une vallée en auge. Tafraout dépend administrativement de la province de Tiznit.
La proximité de l'océan Atlantique (130 km) fait que cette contrée de l'Anti-Atlas est soumise à un climat à la fois chaud et sec en été et froid en hiver, ajoutons qu'elle se trouve dans une cuvette de granite rose (1 200 m) cernée par des montagnes dont l'altitude atteint les 2.370 m. Le mode de vie, dans la région, est surtout dominé par un style rural.
Petit arrêt au "souk de Tafraoutz" (des babouches), l'un des souks de Tafraoute, pour en faire ressemeler une paire pour une poignée de dirhams.


À quelques mètres de la route, Adaï et sa mosquée rouge accroché aux reliefs tourmentés.
Et c'est parti direction Tata …
1.2 km après Aoussift nous quittons la R 107 par la gauche et la route grimpe sérieusement (50 m sur 11.5 km).
Une douzaine de km plus loin direction Souk n'Tasrirt sur la droite, le relief change et bientôt c'est l'entrée dans les magnifiques gorges d'Aït Mansour.





À 40 km de Tafraout (29° 29.879'N / 8° 49.336'O), c'est la fin des gorges, à gauche direction Alfa Ighir.
Mais où sommes nous donc ?
Il y a là une agence touristique : la gendarmerie … Bravo ! L'un dit à gauche, l'autre dit tout droit, l'autre enfin … peut être à droite plus loin !!! Ce n'était pas la bonne adresse.
Heureusement, il y a toujours un GPS local parlant français et qui LUI sait !
C'est donc 1.4 km plus loin à droite. Yala ! et la route se tortille (quel plaisir), soudain des lacets descendant dans une brèche et une grande vue sur la plaine d'Akka.

Un camionneur explique que la piste démarre à gauche, juste avant le site industriel.
Il s'agit du site aurifère d’Iourirn qui jouxte la commune d'Inlioua. Le GPS indique 29° 29.547'N / 8° 43.450'O. La piste est un boulevard rougeoyant et la poussière rattrape la voiture y déposant un beau voile ocre rouge qui ne manquera pas de laisser des traces longtemps ! (deux ans après … il en ressort …)


Toujours suivre la piste principale, éviter les embranchements qui vont vers des stations de travail, sans doute des sondages pour l'extension du site minier, mais les ouvriers semblent inquiets de ces "visiteurs" ne laissant aucun doute : nous n'avons rien à faire ici … alors retournons lever notre nuage de poussière qui n'hésite pas à nous suivre à la trace !
 
Dans une grande courbe au point, d'étranges constructions en pierres sèches. Il s'agit de "tchabila", édifices qui datent de la guerre du désert. Les soldats marocains y dormaient à deux durant la journée et le soir venu … déterraient leurs armes pour enrayer toute infiltrations des rebelles. Plus loin dans la plaine désertique, un large fossé creusé dans le sable barrait la route de l'ennemi, avec quelques brèches formant des "entonnoirs" faciles à contrôler. Belle (?) histoire que m'a contée un veilleur de nuit à Er Rachidia, le brave homme heureux de voir mes photos est allé chercher les siennes de cette époque héroïque qui lui a volée 12 ans de sa vie.

100 km que nous sommes partis et voici la R 109 (29° 38.725'N / 8° 25.235'O) qui relie Igherm à Tata, à droite toute sur ce "joli ruban" qui saigne la plaine aride où poussent quelques acacias.

Surgit de nulle part : Imitek et son oasis, ville déserté par les hommes partis chercher du travail plus loin. Que des enfants et des femmes au sourire facile, pour la photo c'est autre chose !!!


La route est droite, infiniment droite … mais attention aux convois exceptionnels …

Arrivée à Tata, la suite est simple, rectiligne et c… pour arriver à Foum Zguid.


Bon appétit
Texte et photos: Bernard Aubrun (stgatab"arobase"gmail.com)

Dans la même rubrique :