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Rallye des Pionniers Maroc 2019



Une nouvelle aventure commence avec le rallye des Pionniers. C’est la 8e édition, toujours organisée par Pascal François et sa famille, au départ de Oujda, la 10e ville du Maroc (410 000 habitants) située dans la Nord Est du pays, à quelques encablures du grand port de Nador et de la frontière Algérienne. Il a lieu au Maroc pour la 4e fois fois après s’être déroulé les quatre premières années à travers la France.



Oujda - Maroc Journée des vérifications techniques et administratives

Six étapes sont au programme pour un parcours long de 1850 kms dont 1491 kms de secteurs sélectifs, disputés selon des temps impartis, calculés à une moyenne raisonnable, basée sur l’endurance et la sécurité. Chaque jour il faudra suivre le road-book le plus prés possible puisque des contrôles de passage seront mis en place, contrôles visuels mais aussi virtuels ! 
Aujourd’hui ont eu lieu les contrôles administratifs et techniques des 35 autos et six motos engagées. Le plateau est d’une belle qualité avec une majorité de Range et Land Rover ainsi que des Toyota, mais aussi quelques belles machines vues dans les anciens Dakar comme des P4 Koro ou un buggy Cottel. Pas de vedettes, ni de pilotes connus mais tous des amateurs, des habitués pour une bonne part, tous amoureux de l’aventure et des grands espaces. Ils vont être servis comme nous l’a confirmé Pascal François qui a fait une parcours inédit, en ligne, cette fois, de Oujda à Fez, en passant par Figuig, Merzouga, Ar Rachidia et Midelt. Avec des pistes, mais aussi du sable et des dunes surtout du côté de Merzouga ! Et tout cela avec une bonne température puisqu’il faisait 35° lors des vérifications sur une place de Oujda, devant l’hôtel Ibis.
Demain, dès 7 heures ce sera le départ de la première étape de Oujda à Figuig, soit 436 kms dont 375 kms chronométrés, avec en ouverture de piste les vainqueurs de l’an passé, Jérémy Roiseux et son compère François Leygue sur leur Toyota BJ74 zébré, facile à reconnaitre, dont leur association est au profit des enfants de l’hôpital.

Etape 1 Oujda-Figuid

Cap plein sud, tout au long de la frontière algérienne, pour cette première étape, la plus longue du rallye avec 436 kms dont 375 kms de secteurs sélectifs. Avec un temps de 7h30 pour la faire il ne fallait trainer sur les pistes même si la majorité du parcours était rapide dans un superbe décor, entrecoupé de portions plus délicates, voire cassantes. Trois contrôles de passage dont un secret, pas très difficile à trouver, dans un bois, ont agrémenté l’itinéraire détaillé par un road book précis.
A l’arrivée ils sont au moins cinq a être passés dans les temps. Aymeric Lefort , Loloshark, Jean-Louis Gallois, Jérémy Roiseux et José Soler,,,.
A l’arrivée, à Figuig, petite ville de 12 500 habitants, à l’extrême Est du Maroc, l’hôtel étant limité, bon nombre des concurrents ont dressé leurs tentes pour dormir. La douceur du climat va leur permettre de passer un bonne nuit avant d’attaquer, demain, une presque aussi longue étape (435 kms dont 327 kms chronométrés) en direction de Merzouga et ses dunes.

​Etape 2 Figuid / Merzouga

Aujourd’hui le rallye est rentré dans le vif du sujet ! Pour une distance presque équivalente à celle d’hier et un temps imparti identique (7h30 pour effectuer les 327 kms de secteurs sélectifs) les concurrents ont eu à affronter un terrain plus difficile. Notamment avec le passage de plusieurs cols comme celui de Belkassem, où nous étions. Une véritable barre rocheuse digne des meilleurs trials, sans compter sur les multiples saignées profondes, pas toujours indiquées sur le road-book, tant elles étaient nombreuses ! Si bien que les autos ont pas mal souffert, avec à la clef un travail important pour les mécanos dans le parc, devant l’hôtel de Merzouga.
Malgré tout un certain nombre de concurrents ont réussi à passer à zéro, sans pénalités, et seront départagés, comme hier, par leur temps à l’arrivée. Un pilote, Lolo Shark, a une fois survolé les débats au volant de son Mercedes Koro qui a couru son dernier Dakar en 1987. Jérémy Roiseux a, lui fait les 30 derniers kilomètres du secteur en boite courte, mais après un passage dans un garage d’Erfoud tout est rentré dans l’ordre. Pour Aymeric Lefort les ennuis se sont multipliés (électriques, ressorts…) mais il a réussi à pointer avec… cinq minutes d’avance ! Quant à Gilles Girousse, il est de plus en plus ravi de sa Lada à moteur… BMW. 
Tous ont réussi à rejoindre l’arrivée de Merzouga où, demain, ils vont pouvoir jouer dans un immense bac à sable constitué de multiples dunes plus variées les unes que les autres. Deux secteurs sont prévus, un le matin de 47 kms et celui de l’après-midi de 130 kms. De quoi se remémorer les anciens Dakar !

Etape 3 Merzouga/ Merzouga

Les dunes de Merzouga, tous les participants voulaient y goûter ! C’est normal pour ceux qui roulent avec des anciennes qui ont fait le Dakar il y a une trentaine d’années. Le premier parcours de 47 kms dans ce beau terrain de jeu, à faire en deux heures, allait bouleverser le classement puisque personne n’y est arrivé ! Jérémy Roiseux était le premier à rentrer au parc avec deux minutes de retard, mais en ayant fait la moitié du tracé. « Un choix tactique car on s’est planté deux fois et je n’aime pas les dunes… » nous a t-il confié. François Joly qui court avec sa fille Lydia a l« pris un grand plaisir », tout comme Gilles Girousse avec sa Lada plus légère que les gros 4x4. Mais ils pointaient avec plus de 30 minutes de retard. Aymeric Lefort a, lui, connu une journée de galères avec plusieurs pannes comme le bocal de liquide de refroidissement explosé puis le démarreur qui a refusé tout service : « c’est la suite de la journée d’hier. La voiture a trop souffert… ». Quant à Antonio Sanchez, parti avec une Visa 2 roues motrices, il a été le premier à se ‘’tanquer’’ dans la première dune avant d’écraser tout l’avant de sa Citroën en dévalant une autre dune. Plusieurs autres concurrents ont découvert le sable et ne sont pas allés… très loin. 
L’après midi une boucle 130 kms à faire en 2h30, tout autour de Merzouga, beaucoup plus roulante, a permis de terminer la journée mais à l’heure de rédiger cet article, le classement n’est toujours pas terminé. Les organisateurs vont passer une bonne partie de la nuit à décrypter les carnets de bord avec les différents contrôles, manqués ou pas. Bon courage à eux…

Etape 4 - Merzouga/ Errachidia

Arrivée à Ar-Rachidia dans un camping, le long d’un oued, au pied d’une montagne, après une 4e étape longue de 230 kms pour 204 kms de sélectifs, à faire en 6 heures. Un temps très large puisque à l’arrivée plus d’une vingtaine de concurrents sont passés à zéro. Ils étaient tous ravis de la variété de ce parcours avec quelques dunes au départ de Merzouga où plusieurs d’entre eux sont restés ‘’tankés’’, avant des pistes montagneuses moins cassantes, que lors de la 2e étape, dans un décor de rêve. Malgré sa première participation aux Pionniers, Lolo Shark survole les débats au volant de son Mercedes Koro rose, ex. Marie Fugain, très bien épaulé par son coéquipier François Cazalet. Fait du jour, à l’arrivée Romain Meunier pointait avec une minute de retard et sa coéquipière, qui n’est autre que sa maman, éclatait en sanglots se reprochant une erreur de navigation qui leur avait fait faire 35 kms supplémentaires. D’autres équipages comme les parents Arnaud (Marc et Christine) sur Toyota, leur fils Mathieu sur Nissan ou encore Arnaud Lemonnier (Range) tracent leur petit bonhomme de chemin, régulièrement, et occupent la moitié du classement pour leur première participation aux Pionniers. Trois abandons, ceux de Gilles Girousse, (Lada), Damien Bonneau (Mercedes Unimog) et Jean-Claude Talleux (Range Rover) sur des problèmes moteur.
Demain nous remontons toujours vers le Nord, en direction de Midelt avec 275 kms d’un parcours tout aussi varié qui permet de découvrir ce beau pays qu’est le Maroc.

Etape 5 - Errachidia/ Midelt

Avant dernière journée du rallye avec, encore, un superbe parcours (272 kms dont 208 kms de sélectif à faire en 4h30), qui a enthousiasmé tous les concurrents. En particulier des gorges taillées dans le massif de l’Atlas, avec un passage devant une mine de plomb et de cuivre désaffectée depuis prés de 40 ans. En plus des trois CP (contrôles de passage), il y en avait un caché que quelques équipages ont raté, en particulier Aymeric Lefort qui perd ainsi le podium provisoire. Parcours relativement roulant puisque 21 concurrents sont passés à zéro dont les six motos toujours dans la course, avec, à leur tête, Guillaume Morin. Laurent Bovis n’a pas pu prendre le départ (problème d’injection sur son Range Rover) et Jérémy Roisseux a, lui, roulé ‘’relax’’ pour accompagner ses copains après sa désillusion dans les dunes de Merzouga où il a pris plus des points de pénalités, Les deux équipages féminins sont encore en course et bien classées puisque Josiane Arenales est 8e sur son Land Cruiser alors que Hélène Grand’Heury pointe à la 14e place sur son Pajero. Autre bonne nouvelle, le buggy Cotel piloté par Victor Moutino a enfin fait tout le parcours de cette 5e étape.
Demain, pour atteindre l’arrivée finale de Fes, les organisateurs ont du refaire entièrement l’étape, avec un nouveau road-book, à cause des récents orages qui ont dévasté en partie certaines pistes. Voilà qui promet pour ce final !

Etape 6 -Midelt/Fes

Le plus beau parcours pour cette 6e et dernière étape, comme nous l’ont confié la plupart des 33 concurrents rescapés (y compris les six motos), de cette 8e édition des Pionniers. Parcours long de 287 kms dont 198 kms de secteur sélectif à faire en 4 heures qui a traversé la forêt d’Ifrane où l’on peut voir des singes en liberté. Seule deux autos sont passées à zéro, Philippe Delahaye et Jean-Louis Gallois alors que Lolo Shark a terminé à 35 minutes après avoir ‘’jardiné’’ sur un passage délicat du road-book, mais il conserve la tête et remporte la catégorie Historique devant Florian D’Heilly et François Jolly, le leader de la catégorie Réplica sur son Nissan Patrol qu’une écurie espagnole avait fait courir au Dakar. Josiane Arenales remporte haut la main de classement des féminines, tout comme Guillaume Morin parmi les motos qui ont eu beaucoup de mérite sur ce parcours corsé et difficile. A noter le dernier abandon, si près du but, celui de Laurent Bovis qui n’a pu prendre le départ ce matin suite à des problèmes d’injection ou d’électricité sur son Land Rover.
Au moment du bilan final qui s’est terminé par un superbe cérémonie de clôture, il ne faut pas manquer de féliciter toute l’organisation, à commencer par la carré d’as composé de Jean, le papa, Colette, la maman, Sophie, la soeur et Pascal le fils, l’organisateur qui se sont donnés coeur et âme pour cette 8e édition réussie. Ils ont été très bien épaulé par 34 bénévoles pour les contrôles, le médical, la direction de course, les classements, la presse. C’est encore trop tôt pour parler de la prochaine édition, mais Pascal veut continuer de progresser et il est bien tenté par un départ ??? A suivre…


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